Service public, cabinet de recrutement, organismes d’insertion… Pourquoi les blocages à l’emploi sont-ils toujours là ? Vos compétences ?

Comment réactiver nos compétences ?

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Dans le contexte actuel du marché de l’emploi il est quasi impossible de s’insérer ou de se réinsérer professionnellement seul. La tâche est d’autant plus difficile dans le cadre d’une reconversion professionnelle.

Le marché  de l’emploi diffuse 10 à 15 % d’annonces accessibles au grand public. Il est connu qu’il existe un marché « caché » de l’emploi, où les annonces de postes à pourvoir sont diffusées par des cabinets privés de recrutement/outplacement, d’organismes semi-privés d’insertion professionnelle ou encore d’entreprises à entreprises. Le premier réflexe pour trouver un travail est de faire appel au service public. Il ne s’agit pas de faire un bilan de ce dernier, mais c’est un fait : il ne permet pas une insertion professionnelle durable d’un demandeur d’emploi, si ce n’est que de le placer d’un dispositif à un autre. Même si nous sommes en situation professionnelle, l’entreprise n’est pas dans une optique de garantir notre emploi de manière pérenne. Nous parlons de sécuriser notre parcours professionnel, un sujet qui reste encore bien trop théorique dans la politique française du travail.

La problématique est similaire si nous cherchons à faire une formation.

L’accès à l’information n’est pas suffisamment diffusée et difficile à comprendre. Les filières professionnelles sont cloisonnées et il n’y a que très peu de ponts entre la formation initiale (cursus scolaire/universitaire) et la formation professionnelle. En effet, la politique de l’emploi et de la formation instaurent des lois et des réformes régulièrement. Comment les saisir ? Comment les comprendre? Sont-elles adaptées à notre situation ? Les formations sont coûteuses, et comment les faire financer ? Comment ne pas se tromper sur celles qui vont garantir notre employabilité ? Entre formations certifiantes, qualifiantes, professionnalisantes, comment comprendre ? Nous nous rendons bien compte qu’il est indispensable de chercher l’information et comprendre comment ce système fonctionne si nous souhaitons avancer dans notre projet.

Et puis seul encore, il faut devenir un expert dans les techniques de recherche à l’emploi, et bien sûr avoir une maîtrise des bases à l’utilisation d’internet. Car en effet, dans la course à l’embauche il devient incontournable, voire vitale, d’être à l’aise avec cet outil. Sans compter, qu’il faut savoir mettre en avant de manière spécifique, ses compétences, sa motivation, et cela, selon chaque poste ciblé. Rédiger un CV, une lettre de motivation, et se préparer à son entretien d’embauche demandent des compétences professionnelles qui évidemment ne sont pas innées.

Nous sommes dans une ère où effectivement l’autonomie devient la principale aptitude à détenir. L’évolution des technologies et les besoins d’un monde du travail changeant nous poussent à nous (ré)adapter.  La capacité à changer demande des efforts qui bouleversent nos habitudes et nos repères.  Il semble que nous avons été trop normalisés par un système éducatif qui n’a pas favorisé l’émergence de talents individuels. Profitons pour affirmer que chaque être humain sommeille en lui un talent ! Et que ce dernier est caché derrière son potentiel, qui n’a pas su être suffisamment stimulé.

Les conséquences sont multiples, autant dans le collectif travail que dans l’indépendance. Sans refaire le bilan public national de la santé mentale, car de nombreux rapports scientifiques et reportages sur le sujet l’ont fait, il expose clairement le mal-être de l’être humain. Pour répondre à cette détresse humaine, l’explosion du métier de coach s’est avéré être un grand succès.  Le management a évolué vers un concept pour divertir l’employé, des formations sont nées, en tout genre dans le domaine du développement personnel, de la gestion au stress, de l’accompagnement au changement…

Le maître mot est effectivement « l’accompagnement ». En effet, qui peut prétendre qu’un tuteur, conseiller, coach, vous connaissent suffisamment, pour vous accompagner à atteindre votre objectif et que vous en soyez satisfait ? Ou est-il nécessaire de bien vous connaître pour y arriver ? Accompagner, effectivement n’est pas faire les tâches à votre place, mais de vous orienter, de vous guider. Il reste toutefois, un facteur primordial pour une réussite efficace et pérenne. La connaissance de soi. En effet, comment prétendre savoir et pouvoir vous accompagner là où vous souhaitez, si vous-même n’êtes pas au fond convaincu de votre destination ? Ou simplement si vous ignorez totalement où vous désirez aller ?

Finalement il est tout aussi demandé au coach, une multitude de connaissances, de savoirs et de compétences techniques. Certes, avoir un certain vécu, des expériences professionnelles éclectiques, une familiarité à la psychologie humaine, tout ceci reste un gros plus à l’exercice de sa fonction. Nous pourrions évoquer la liste de ses diplômes et de ses accréditations, car il lui semble nécessaire de mettre en avant cet embellissement pour le rendre crédible, surtout aux yeux des ses pairs, propriétaires de la connaissance empirique sur le sujet !

Confier notre avenir professionnel et de surcroît notre vie privée à un inconnu pour nous permettre de nous réaliser, de nous épanouir et d’exceller dans notre vie professionnelle est bien plus qu’un contrat signé entre deux parties, le coach et l’apprenant. Mais c’est plutôt un accord à moyen long terme basé non pas exclusivement sur l’image dorée du coach, ses références notables, ses diplômes de hautes écoles prestigieuses, mais sur des valeurs communes. Il y a toujours une raison non objective de choisir celui-là par rapport à un autre. Et c’est pourquoi nous doutons, et nous posons la question : ai-je fait le bon choix ? Ou va t-il vraiment pouvoir m’aider ? Des questions certes, légitimes mais ne serait-ce pas parce que nous ne sommes pas habitués à utiliser notre intuition ? L’intuition est liée à notre confiance à croire en soi et de nous écouter. Comment faire appel à cette faculté si nous partons déjà avec la carence de confiance en soi ? D’autant plus que cette société cartésienne où nous vivons ne nous facilite pas et ne nous encourage pas à la stimuler. L’obsolescence des compétences affecte nos aptitudes à agir positivement, et influe sur la valorisation de nos compétences sociales. Et il est difficile de sortir de cet engrenage où jours après jours nous nous replions sur nous-mêmes, jusqu’à nous isoler même de nos proches.

Nous savons que les compétences peuvent être transversales, d’un métier à un autre. Encore faut-il découvrir le nouveau métier en question qui nous fait « vibrer » ?

Cela nous amène à nous poser la vraie question ! D’où viennent nos compétences professionnelles ? Limiter la réponse à l’expérience semble assez réducteur.

Penchons-nous sur une réflexion : les valeurs universelles sont à l’origine des compétences transversales professionnelles, et sans vouloir l’approfondir, présentons-la par une vision d’un schéma explicatif.

Les compétences professionnelles se confirment et s’exercent en situation de travail, grâce à un socle de compétences sociales appelées communément qualités humaines. Nos qualités humaines sont inhérentes à notre apprentissage de l’affection, de l’amour transmis, de l’éducation, ou encore de notre environnement. Mais il y a un socle où naissent ces qualités humaines, le premier socle de base qui va déterminer notre orientation à vie. Celui du socle des valeurs universelles. Elles sont inébranlables car innées. Elles font partie de nous et nous accompagnent au quotidien dans nos choix, nos décisions, nos jugements de manières même inconscientes.

Ainsi, ce socle de base pour se reconstruire, ne peut se faire que par une revalorisation et une consolidation des valeurs humaines qui constituent ce même socle.

Voilà le point de départ pour nous relever, sortir de notre isolement, retrouver notre identité, et retrouver ou découvrir le sens de notre vie. Car en effet, nous ne sommes pas uniquement un employé ou un travailleur acharné, mais un être humain à fort potentiel qui doit exercer son talent pour et par lui-même au profit d’un ensemble de citoyens participatifs.

Il s’agit donc d’être accompagné, selon notre vision schématique, dans cette aventure, car comme nous l’avons expliqué, la tenter seul est une souffrance et cela ressemble à un vrai parcours de combattant. Il vaut mieux conserver l’énergie qu’il nous reste à faire l’effort d’avancer d’un pas. Et qui sait ? Celui qui fera face à nous en fera vingt !

C. Luximon

Talent : faire ressortir le meilleur de vous-même.